HOCH Michael

En quelques mots

Place, M. Einstein ! Une expérience scientifique suscite créativité et dialogue

Né à Vienne, Michael Hoch y a étudié la Physique Appliquée à l’Université Technique et la Physique du Sport. Il a aussi suivi des cours à l’Académie des Beaux-Arts de Vienne. Michael Hoch a d’abord photographié le mouvement humain, l’architecture et les structures de la nature. Il a ensuite effectué son doctorat en physique des particules au CERN et commencé à présenter ses photographies mêlant science et art dans des expositions collectives ou personnelles en Europe et aux États-Unis. En 2010, il a réalisé le film 3D «Inside LHC», présenté au festival Ars Electronica de Linz en Autriche. Deux représentations grandeur nature, soit hautes de 20 mètres, du détecteur CMS, ont occupé une place d’honneur au CERN entre 2011 et 2012.

Le détecteur CMS - Compact Muon Solenoid (Solénoïde compact pour muons) du CERN a été comparé à la rosace de Notre Dame de Paris. Sa beauté en a inspiré plus d’un, y compris l’artiste et physicien Michael Hoch. Ce dernier présente son exposition «CMS – L’Art de la Science», à la Ferrari Art Gallery dans le cadre du Festival Images.

Mais où se cache l’inspiration dans un appareil scientifique qui vise à révéler les secrets de l’univers, possède la taille d’un immeuble de six étages et a été conçu avec une précision horlogère ? Les photographies de Michael Hoch, ses collages et installations présentent un monde tout à fait merveilleux où art et science se rencontrent et interagissent dans une intensité remarquable. Ce concept de dialogue dynamique s’accompagne d’un programme de visites guidées, tables rondes et exposés destinés aux scolaires et autres groupes. Pour reprendre les mots de l’artiste : «La science n’est pas réservée à M. Einstein, elle s’ouvre à tous !»

L’exposition met à l’honneur toutes les personnes qui ont participé à la mise en place de l’expérience CMS du Grand collisionneur de hadrons (LHC) du CERN, à deux pas de Genève. Un collage de portraits de ces acteurs de la science accueille les visiteurs. L’exposition se divise ensuite en deux parties. La première est inspirée de la beauté symétrique du détecteur évoquant celle des débuts de l’histoire de l’univers, grâce à des représentations de la matière et de l’antimatière. La seconde partie mêle la nature, objet captivant des recherches, à cet impressionnant appareil scientifique induisant réflexion philosophique et questionnement. Un collage grandeur nature du dispositif ne manquera pas de vous captiver, tout autant que le kaléidoscope d’images de fleurs épanouies dans le jardin de la technologie.

FERRARI ART GALLERY

ArtisteAutrichien

Naissance1965

En images